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La fonte des glaciers de l’Himalaya menace la pérennité de l’agriculture de cette région d’Asie | 04 juin 2007 | Le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers de l’Himalaya et écourte les périodes au cours desquelles ils se forment. Des photographies satellites prises par l’Organisation indienne de recherche spatiale ont permis d’en prendre la mesure : ainsi le glacier Gangotri qui alimente le Gange recule de 23 mètres par an ; pour d’autres, le phénomène est encore plus marqué. Ce phénomène est extrêmement préoccupant dans la mesure où les fleuves sont en grande partie alimentés par les glaciers. C’est ainsi le cas de l’Indus, du Brahmapoutre et du Gange dont le rôle au sein de cette région très densément peuplée est fondamental (eau potable, irrigation) d’autant que l’agriculture reste une activité économique et sociale de tout premier ordre. Deux conséquences majeures sont donc à craindre de cette accélération anormale de la fonte des glaciers : > Dans un premier temps, le débit des fleuves devrait augmenter et atteindre un pic vers 2050 – 2070, selon les calculs réalisés par une équipe indo britannique. Des crues dévastatrices frapperaient alors les cultures et les habitations proches des rivages, et des glissements de terrains affecteraient les basses vallées de l’Himalaya ; > Ensuite, une fois les glaciers fondus, ces fleuves ne seraient quasiment plus alimentés. Il pourrait alors être question, comme l’a affirmé le Groupe International d’Experts sur l’évolution du Climat dans un rapport publié le 6 avril dernier, de « fleuves saisonniers » : secs en hiver et remplis par l’eau de la mousson en été. De telles décrues pourraient se révéler désastreuses pour les populations de cette région de l’Asie. Deux exemples permettent de saisir la gravité de la situation : > Le Gange se jette dans la baie du Bengale au Bangladesh et permet à plus de 400 millions de personnes de subsister en vivant de l’agriculture, pour la majorité d’entre eux ; > L’Indus, principale source d’eau potable du Pakistan, irrigue également les plaines agricoles du Pendjab et l’Uttar Pradesh, au Nord de l’Inde. Ces deux Etats figurent parmi les premiers producteurs de denrées agricoles tels le blé et le riz qui sont des composantes essentielles de l’alimentation de la population indienne. Le cas des glaciers de l’Himalaya démontre que les répercussions du réchauffement climatique sur la production agricole mondiale pourraient être humainement et économiquement catastrophiques. Pour autant, aucun des modèles économiques agricoles actuellement utilisés par les grandes institutions internationales ne prend en considération les variables environnementales et n’est donc en mesure d’en évaluer a priori les effets. Soucieux d’apporter une solution à cette lacune qui pourrait mettre en péril la sécurité alimentaire de millions d’individus, le MOMA a initié la création d’outils novateurs : > Le Modèle NRA, dont l’intégration d’indicateurs environnementaux et climatiques figure parmi ses priorités ; > L’Agence de notation NRA qui alertera les décideurs publics sur les risques encourus par les marchés agricoles. | |
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| | Paris, le dimanche 26 mai 2013 |
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